INFOS LIVE : LA CNMCI vous souhaite une bonne et heureuse année 2017

Mot du Président

president CNMCI

Diversifié et varié, le secteur de l’artisanat occupe une grande partie de la population active en zone urbaine et semi-urbaine. Il est au service de toutes les couches sociales au quotidien à travers ses huit branches d’activité qui regroupent environ 145 corps de métiers. Nous retrouvons pêle-mêle, le boulanger, le couturier, le cordonnier, le mécanicien, le restaurateur, le chauffeur, le plombier, le coiffeur et bien d’autres.

La Chambre Nationale de Métiers de Côte d’Ivoire (CNMCI), que j’ai l’honneur de présider a pour mission de promouvoir et de développer l’artisanat, ce vaste secteur qui reste une solution au chômage, à l’insertion des jeunes et à l’auto-emploi. J’en veux pour preuve la contribution non moins importante de la CNMCI à la restauration du climat de paix en Côte d’Ivoire, au sortir de la crise. En effet pour répondre au besoin de réinsertion des ex-combattants, la CNMCI, en partenariat avec l’ex-ADDR et l’AGEFOP a apporté son expertise en formant par apprentissage aux métiers de l’artisanat de leur choix, plus de 9000 ex-combattants dans les ateliers de ses maîtres artisans sur toute l’étendue du territoire national.

Mais ce secteur si dynamique cherche encore ses marques. Créée seulement en 1993 par décret, la CNMCI a traversé diverses crises qui ont fortement perturbées sont fonctionnement et sa présence aux cotés des artisans. Depuis mon accession à la tête de notre Chambre Consulaire en mai 2012, je me suis fixé comme objectif entre autres, l’organisation du secteur de l’artisanat afin de combattre l’anarchie et de permettre aux acteurs d’opérer dans un environnement sein. Fort de cela, j’ai engagé le processus d’immatriculation des artisans et des entreprises de métiers en application du Code Communautaire de l’Artisanat qui stipule que la carte professionnelle d’artisan est obligatoire pour tout artisan exerçant sur le territoire national et dans l’espace UEMOA.

L’opération d’immatriculation est une activité permanente de la CNMCI, elle constitue le socle de l’organisation et du développement de notre secteur. Et pour causes : la CNMCI ne fonctionne jusque là qu’avec la subvention d’équilibre accordée par l’Etat qui est loin de couvrir les besoins de l’Institution, car elle est sensée créer ses ressources propres. C’est seulement à la faveur de l’entrée en vigueur en juillet 2014 de la loi nationale régissant le secteur de l’artisanat et le Code Communautaire que la CNMCI a obtenu un cadre réglementaire pour créer ces dites ressources. C’est donc à travers la production des différents documents imposables aux artisans que sont les Extraits de Registre des Métiers, l’Inscription au Répertoire des Entreprises de Métier, de l’Attestation d’inscription au Répertoire des métiers… et la Carte Professionnelle d’Artisan que la CNMCI peut obtenir des ressources pour accomplir convenablement sa mission d’interface entre les artisans et l’Etat de Côte d’Ivoire.

Outre l’aspect financier, l’immatriculation va permettre de mettre à la disposition de l’Etat et des partenaires au développement, des données statistiques fiables pour une meilleure prise en compte dans le Programme National de Développement (PND), de mieux structurer le secteur. Pour se faire, seuls les artisans en règle vis-à-vis de la CNMCI auront le droit d’exercer dans les conditions exigibles à leur environnement professionnel. Cela va des simples règles d’hygiène à la qualité du matériel et des produits utilisés dans le cas par exemple de la coiffure, de la restauration et autres.

En conséquence, la CNMCI va procéder à la relocalisation des artisans qui sont installés dans des espaces inadéquats, à leur renforcement des capacités, afin de les rendre plus compétitif et les intégrer aux différents projets de ses partenaires. En définitif, le secteur de l’artisanat à travers l’encadrement de la CNMCI, doit contribuer à la création d’emplois, à relever la qualité des produits et services et la qualité de vie des artisans.